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| Mexico émerge et compte ses pertes |
AFP - Par Leticia Pineda
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| Le Mexique voit décroître l'épidémie et compte les dégâts économiques, désastreux pour son tourisme | | Un mois après avoir lancé l'alerte à la grippe porcine, qui continue de se répandre dans le monde, le Mexique voit décroître l'épidémie et compte ses morts, 80 jusqu'ici, ainsi que les dégâts économiques, désastreux pour son tourisme. Tandis que les cas de contamination se multiplient dans le monde entier, plus de 12 000 dans 43 pays selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la courbe de l'épidémie est descendante au Mexique, ont confirmé les autorités en annonçant le dernier bilan de 80 morts et plus de 4 000 malades. Dans la capitale Mexico, qui concentre le plus grand nombre de victimes, l'état d'urgence sanitaire est désormais levé. « Nous pouvons recommencer à nous embrasser autant que nous voulons », a souri le maire, Marcelo Ebrard, tout en répétant, avec toutes les autorités du pays, qu'il ne faut pas baisser la garde face au virus. Le combat n'est pas terminé et le Mexique devra le livrer aussi sur le plan économique, après la saignée imposée par une dizaine de jours d'arrêt de l'activité dans les milieux de la restauration et des loisirs.
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| L'épidémie a mis à genoux l'industrie du tourisme, troisième source nationale de devises | | L'épidémie a mis à genoux l'industrie du tourisme, troisième source nationale de devises après le pétrole, et les dollars envoyés à leurs familles par les travailleurs émigrés aux États-Unis. Le Mexique reçoit habituellement 22 à 23 millions de visiteurs par an. Sur les 5,5% de son Produit intérieur brut (PIB) que le Mexique prévoit de sacrifier en 2009 à la crise économique mondiale, soit environ 50 milliards de dollars, le coût de la grippe sera d'au moins 3 milliards, selon les estimations officielles. Si la vie active a repris un cours normal dans la capitale, où les hôtels, vides pendant trois semaines, voient revenir timidement leur clientèle d'hommes d'affaires, le taux d'occupation a chuté de 80% dans les stations balnéaires. Le ministère du Tourisme a répondu en annonçant le lancement d'une grande campagne de promotion dans les jours qui viennent. « Nous allons nous adresser au marché national pour sauver l'été occidental qui arrive, et nous attaquerons ensuite le marché international », a déclaré le ministre, Rodolfo Elizondo. Quelques signes positifs sont apparus ces derniers jours, avec la levée par plusieurs pays de leurs réserves officielles contre la destination et le retour de quelques paquebots de croisière sur la côte du Pacifique. Il en faudra davantage, toutefois, pour faire revenir les milliers d'emplois supprimés depuis la fin avril, selon les professionnels, dans l'industrie mexicaine du tourisme.
26 mai 2009 Pour votre opinion, des conseils ou des questions, visitez notre forum!
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