Par: Stéphanie Decelles

Bonjourvoyage.com conclu cette semaine sa découverte des dix destinations les plus populaire des Québécois avec Tahiti. Depuis que le célèbre peintre impressionniste Paul Gauguin en a fait le sujet de ses toiles, l’île et ses mystères n’a eu de cesse de subjuguer les uns et de faire rêver les autres.



Tahiti, qui fait partie de la Polynésie française, est situé dans le Pacifique Sud, entre l’Australie et l’Amérique du Sud. Elle regroupe 118 îles -dont la majeure partie n’est pas habitée-, dispersées sur plus de 4 millions de kilomètres carrés. Elles sont divisées en cinq archipels : Australes, Société (qui comprend l’île de Tahiti), Tuamotu, Marquises et Gambier.

L’isolement géographique de l’île de Tahiti en fait une destination privilégiée des touristes qui recherchent avant tout l’exotisme à l’état pur. C’est d’ailleurs la seule île à présenter un aéroport, ce qui en fait le point de chute obligé des visiteurs.

L’île de Tahiti est sans doute l’île la plus connue des archipels et la plus populaire auprès des touristes. Avec des plages à couper le souffle, une eau cristalline, des collines à la végétation luxuriante... On ne s’en étonne pas qu’elle attire tant! L’île est également la plus vaste (plus de 1000 km2) et la plus peuplée, avec ses quelque 150 000 habitants. Un chiffre énorme quand on songe que certaines îles n’abritent qu’une centaine de résidants ou moins !
Vu des airs, elle a la forme d’un huit avec une boucle plus petite. On nomme la plus grande Grande Île et l’autre, Petite Île. Chacune abrite un volcan éteint, le Tahiti Nui (âgé de 3 millions d’années) et le Tahiti Iti (vieux de 500 000 ans). L’île est entourée d’une barrière naturelle qui forme un lagon percé d’une trentaine de passes.
Pour dominer la Baie, et pour avoir une idée de ce que les yeux des premiers explorateurs ont admiré, rendez-vous au belvédère du Taharaa qui domine la baie Matavai.


Tahiti Nui
Cette partie de Tahiti est dominée de plusieurs montagnes, dont le Mont Orohena qui culmine à 2240 m d’altitude. Elle recèle de sites archéologiques, de profondes grottes et de magnifiques cascades se déversant dans des bassins naturels.

Tahiti Iti
Du côté de Tahiti Iti, ce sont les monts Ronui (1332 m) et Meirenui (1306m) qui dominent le paysage. C’est la partie de l’île que préfèrent sans conteste les touristes avec ses rubans de plages de sable blanc qui se déroulent dans une mer translucide. Sa très colorée barrière de corail, et ses falaises abruptes qui donnent cette touche de nature sauvage ravissent également les visiteurs.
Sur le plateau de Taravao, voué essentiellement à l’élevage bovins, on reste bouche-bée devant la vue des deux volcans qui semblent sortir tout droit de l’imagination d’un peintre talentueux.
Les principaux centres de villégiatures sont situés au nord de l’île, tout autour de Papeete, la capitale.


Papeete, capitale de Tahiti
Construite sur le front de mer, Papeete (80 000 habitants), située au nord de Tahiti Nui, accueille dans son port les chics bateaux de croisières. Si on lui reproche parfois ses bâtiments peu esthétiques datant des années 1960, on ne peut que s’avouer réjoui de sa multitude de restaurants, boites de nuit (probablement la seule île à des milliers de kilomètres à la ronde à en posséder !), et boutiques de toutes sortes. Son marché, complètement détruit sous les bombardements Allemands lors de la seconde guerre mondiale, a aujourd’hui retrouvé tout son entrain d’entant et mérite le détour.

 

Les perles de Tahiti
Montés sur une bague, un pendentif ou un bracelet, les perles de Tahiti font de magnifiques bijoux. Pas étonnant qu’ils soient si populaires malgré leurs prix astronomiques. Les perles de Tahiti proviennent d’une espèce d’huître à lèvres noires qui abondent dans la région. Aujourd’hui, les habitants de l’île en font la culture, une entreprise longue et laborieuse : sur une centaine d’huîtres, seulement 30 perles pourront être récoltées. Parmi elles, une ou deux seulement seront jugées parfaites et prêtes à être vendues. Il est impératif pour les touristes de bien se renseigner sur les qualités des perles s’ils ont l’intention de s’en procurer une.

 

 

Une panoplie d’activités
À Tahiti, les plongeurs de tout acabit sont choyés en fait de faune sous-marine. En fait, plus de 800 espèces de poissons tropicaux, de tortues, de requins, de raies, etc. nagent dans ses lagons translucides. Certains de ses sites, parmi les plus beaux de la Polynésie française, permettent même aux plongeurs de découvrir les secrets d’épaves enfouies au fond de la mer. Un site de plongée propose même aux touristes d’aller admirer une carcasse d’avion!
Bien sûr, le relief montagneux de Tahiti est un appel aux randonneurs de tous les calibres. La vue au sommet des volcans (360 degrés!) est tout simplement… indescriptible! Les touristes peuvent également faire des randonnés à dos de cheval ou derrière un guidon de vélo -accompagnés d’un guide-, faire une promenade en kayak de mer ou en bateau, ou pratiquer leur put sur le Olivier Breaud International Golg Course qui réjouira à coup sûr les amateurs de 18 trous. Mais la plupart des touristes se retrouvent à Tahiti pour sa plage, ses palmiers, son eau translucide et ses paysages à couper le souffle… alors, relaxez!

Le tatouage
À l’origine, les tatouages servaient entre autres à marquer le passage des enfants à l’âge adulte. Aujourd’hui, il sert davantage à conserver l’art polynésien vivant. Le tatouage polynésien est facilement reconnaissable à ses motifs aux lignes brisées, en formes de Z ou encore par ses formes géométriques classiques, tels les carrés, triangles, cercles, etc. Les mêmes motifs peuvent se répéter plusieurs fois. Cet art du tatouage né aux Marquises il y a 1500 ans a d’abord gagné la Polynésie puis, plus récemment, le monde entier. Pour dessiner les tatouages sur la peau, on utilisait le «ta», un objet en os, en nacre ou en écaille de tortue et ressemblant à un peigne. Il est fixé à un manche en bois. À l’aide d’un petit morceau de bois, on frappe doucement le peigne jusqu’à ce que l’encre entre dans la peau. Aujourd’hui, il est possible de se faire tatouer à la mode polynésienne selon des moyens sûrs. Pour des raisons évidentes de santé et de sécurité, les touristes doivent par conséquent s’assurer que leur tatoueur est professionnel, qu’il détient un permis, des outils stériles et modernes. Le «ta», malgré son côté mythique, est donc à déconseiller!