Tahiti,
qui fait partie de la Polynésie française, est
situé dans le Pacifique Sud, entre l’Australie
et l’Amérique du Sud. Elle regroupe 118 îles
-dont la majeure partie n’est pas habitée-, dispersées
sur plus de 4 millions de kilomètres carrés. Elles
sont divisées en cinq archipels : Australes, Société
(qui comprend l’île de Tahiti), Tuamotu, Marquises
et Gambier.
L’isolement géographique de l’île
de Tahiti en fait une destination privilégiée
des touristes qui recherchent avant tout l’exotisme à
l’état pur. C’est d’ailleurs la seule
île à présenter un aéroport, ce qui
en fait le point de chute obligé des visiteurs.
L’île
de Tahiti est sans doute l’île la plus connue des
archipels et la plus populaire auprès des touristes.
Avec des plages à couper le souffle, une eau cristalline,
des collines à la végétation luxuriante...
On ne s’en étonne pas qu’elle attire tant!
L’île est également la plus vaste (plus de
1000 km2) et la plus peuplée, avec ses quelque 150 000
habitants. Un chiffre énorme quand on songe que certaines
îles n’abritent qu’une centaine de résidants
ou moins !
Vu des airs, elle a la forme d’un huit avec une boucle
plus petite. On nomme la plus grande Grande Île et l’autre,
Petite Île. Chacune abrite un volcan éteint, le
Tahiti Nui (âgé de 3 millions d’années)
et le Tahiti Iti (vieux de 500 000 ans). L’île est
entourée d’une barrière naturelle qui forme
un lagon percé d’une trentaine de passes.
Pour dominer la Baie, et pour avoir une idée de ce que
les yeux des premiers explorateurs ont admiré, rendez-vous
au belvédère du Taharaa qui domine la baie Matavai.
Tahiti Nui
Cette partie de Tahiti est dominée de plusieurs montagnes,
dont le Mont Orohena qui culmine à 2240 m d’altitude.
Elle recèle de sites
archéologiques,
de profondes grottes et de magnifiques cascades se déversant
dans des bassins naturels.
Tahiti Iti
Du côté de Tahiti Iti, ce sont les monts Ronui
(1332 m) et Meirenui (1306m) qui dominent le paysage. C’est
la partie de l’île que préfèrent sans
conteste les touristes avec ses rubans de plages de sable blanc
qui se déroulent dans une mer translucide. Sa très
colorée barrière de corail, et ses falaises abruptes
qui donnent cette touche de nature sauvage ravissent également
les visiteurs.
Sur le plateau de Taravao, voué essentiellement à
l’élevage bovins, on reste bouche-bée devant
la vue des deux volcans qui semblent sortir tout droit de l’imagination
d’un peintre talentueux.
Les principaux centres de villégiatures sont situés
au nord de l’île, tout autour de Papeete, la capitale.
Papeete, capitale de Tahiti
Construite
sur le front de mer, Papeete (80 000 habitants), située
au nord de Tahiti Nui, accueille dans son port les chics bateaux
de croisières. Si on lui reproche parfois ses bâtiments
peu esthétiques datant des années 1960, on ne
peut que s’avouer réjoui de sa multitude de restaurants,
boites de nuit (probablement la seule île à des
milliers de kilomètres à la ronde à en
posséder !), et boutiques de toutes sortes. Son marché,
complètement détruit sous les bombardements Allemands
lors de la seconde guerre mondiale, a aujourd’hui retrouvé
tout son entrain d’entant et mérite le détour.
Les perles de Tahiti
Montés
sur une bague, un pendentif ou un bracelet, les perles de Tahiti
font de magnifiques bijoux. Pas étonnant qu’ils
soient si populaires malgré leurs prix astronomiques.
Les perles de Tahiti proviennent d’une espèce d’huître
à lèvres noires qui abondent dans la région.
Aujourd’hui, les habitants de l’île en font
la culture, une entreprise longue et laborieuse : sur une centaine
d’huîtres, seulement 30 perles pourront être
récoltées. Parmi elles, une ou deux seulement
seront jugées parfaites et prêtes à être
vendues. Il est impératif pour les touristes de bien
se renseigner sur les qualités des perles s’ils
ont l’intention de s’en procurer une.
Une panoplie d’activités
À
Tahiti, les plongeurs de tout acabit sont choyés en fait
de faune sous-marine. En fait, plus de 800 espèces de
poissons tropicaux, de tortues, de requins, de raies, etc. nagent
dans ses lagons translucides. Certains de ses sites, parmi les
plus beaux de la Polynésie française, permettent
même aux plongeurs de découvrir les secrets d’épaves
enfouies au fond de
la
mer. Un site de plongée propose même aux touristes
d’aller admirer une carcasse d’avion!
Bien sûr, le relief montagneux de Tahiti est un appel
aux randonneurs de tous les calibres. La vue au sommet des volcans
(360 degrés!) est tout simplement… indescriptible!
Les touristes peuvent également faire des randonnés
à dos de cheval ou derrière un guidon de vélo
-accompagnés d’un guide-, faire une promenade en
kayak de mer ou en bateau, ou pratiquer leur put sur le Olivier
Breaud International Golg Course qui réjouira à
coup sûr les amateurs de 18 trous. Mais la plupart des
touristes se retrouvent à Tahiti pour sa plage, ses palmiers,
son eau translucide et ses paysages à couper le souffle…
alors, relaxez!
Le tatouage
À
l’origine, les tatouages servaient entre autres à
marquer le passage des enfants à l’âge adulte.
Aujourd’hui, il sert davantage à conserver l’art
polynésien vivant. Le tatouage polynésien est
facilement reconnaissable à ses motifs aux lignes brisées,
en formes de Z ou encore par ses formes géométriques
classiques, tels les carrés, triangles, cercles, etc.
Les mêmes motifs peuvent se répéter plusieurs
fois. Cet art du tatouage né aux Marquises il y a 1500
ans a d’abord gagné la Polynésie puis, plus
récemment,
le monde entier. Pour dessiner les tatouages sur la peau, on
utilisait le «ta», un objet en os, en nacre ou en
écaille de tortue et ressemblant à un peigne.
Il est fixé à un manche en bois. À l’aide
d’un petit morceau de bois, on frappe doucement le peigne
jusqu’à ce que l’encre entre dans la peau.
Aujourd’hui, il est possible de se faire tatouer à
la mode polynésienne selon des moyens sûrs. Pour
des raisons évidentes de santé et de sécurité,
les touristes doivent par conséquent s’assurer
que leur tatoueur est professionnel, qu’il détient
un permis, des outils stériles et modernes. Le «ta»,
malgré son côté mythique, est donc à
déconseiller!