Par: Stéphanie Decelles

Bonjourvoyage.com vous entraîne cette semaine sur le «papillon posé sur l’océan», la Guadeloupe. De ses croissants de plages dorées à ses forêts luxuriantes, en passant par ses paysages d’une beauté sauvage, la Guadeloupe a tout à offrir.



La Guadeloupe est composée de cinq îles peu distantes les unes des autres. Les deux plus grandes, Basse Terre et Grande Terre sont séparées par la rivière Salée. Bien qu’elles soient si proche l’une de l’autre qu’elles «forment un papillon vue du ciel», leur géographie est loin d’être semblable. Les trois autres îles, plus petites, sont situées à l’est (La Désirade), au sud (Marie Galante) et à l’ouest (Les Saintes).

Ce qu’il faut savoir…
-La monnaie est l’Euro
-On y parle créole et français
-La période des pluies s’échelonne de juillet à décembre

De nombreux animaux vivent en Guadeloupe, mais aucun ne représente de danger pour l’homme, si ce n’est la scolopendre, sorte de mille-pattes dont la piqûre, quoique douloureuse, est cependant sans danger. Outre cet insecte peu invitant, les visiteurs ont la chance de tomber sur des iguanes, des lézards (qui changent de couleur !), des crabes terrestres et des ragouns, cousin du raton-laveur. On y retrouve aussi de nombreuses espèces d’oiseaux exotiques, dont Grands Stern, Pipirites et Pélicans. Mentionnons également toute la faune sous-marine, facilement accessible pour peu qu’on porte un masque et des palmes : murènes, barracudas, oursins, raies et autres poissons tropicaux aux couleurs vives!

Les luxuriantes forêts tropicales de la Guadeloupe abritent une multitude de fleurs (becs de perroquet, balisiers, alamandas), d’arbres (cocotiers, palmiers royaux, arbres du voyageur, palétuviers et mancenillier… un arbre potentiellement dangereux en raison de sa sève particulièrement acide !) et de fruits (avocats, bananes, papayes, caramboles, goyaves, mangues…)

Aperçu historique

Les Arawaks, puis les Caraïbes peuplent la Guadeloupe, alors appelée «l’île aux belles eaux». C’est Christophe Colomb qui lui donne le nom qu’on lui connaît aujourd’hui, lorsqu’il aborde ses côtes en 1493. Les Espagnols tentent bien d’arracher l’île aux Caraïbes, mais la féroce tribu cannibale les force à changer d’avis. Ce sont finalement les Français qui, en 1635, parviennent à mater les Caraïbes et à s’installer à leur tour sur l’île. À cette époque débute la culture de la canne à sucre et les Français ont tôt fait de régler leur problème de main d’œuvre en faisant venir des esclaves d’Afrique. Le siècle suivant voit la France et l’Angleterre se battre pour la Guadeloupe qui change souvent de main. La France aura finalement gain de cause. Depuis 1946, la Guadeloupe n’est plus une colonie, mais un département français.

Grande-Terre

Grande-Terre (590 km2), la partie nord de l’île, est reconnue pour ses longs rubans de plages de sable blanc qui courent le long de ses côtes. On ne s’étonne alors pas que les stations balnéaires – Saint-François, Gosier et Sainte-Anne-, se soient développées le long de ses magnifiques côtes! Si elles ne représentent pas l’endroit idéal pour découvrir l’âme guadeloupéen, c’est assurément le lieu par excellence pour conjuguer vacances et fête.
Le centre de cette partie de l’île est quand à lui tapissé de champs de canne à sucre qui bruissent paresseusement au soleil. Ici et là, on aperçoit des ruines de cheminées qui pointent vers le ciel, témoins de la gloire passé de plantations qui ont jadis abondé dans l’île.
Grande-Terre offre également aux visiteurs de nombreux sentiers de randonnées qui débouchent bien souvent sur des paysages à couper le souffle (La Porte d’Enfer ou l’anse Salabouelle, prisée des surfeurs) ou encore de petites criques fabuleuses nichées au pied de collines verdoyantes. On propose aussi un musée d’archéologie, la visite d’une distillerie et même des cimetières de la région, réputés pour leurs tombes fleuries! Enfin, les combats de coqs, populaire activité des Guadeloupéens, se déroulent les lundis et mardis au Pitt entre les mois de janvier et juillet.

Basse-Terre

Il suffit de traverser un simple pont pour atteindre Basse-Terre et ses 850 km2 de nature sauvage. Les amoureux de nature brute, inviolée, pratiquement inchangée, débarquent dans cette partie de l’île. Mais on peut très bien n’y passer qu’une journée, le temps de s’emplir la vue de petites bourgades à l’abri du temps et de respirer à plein poumon le vent Musée Perséemplis d’embruns et de quelque chose d’autre, de plus indéfinissable, comme une note du passé? En empruntant la route qui serpente le long de ses côtes, on découvre des villages de pêcheurs vivant au rythme d’une autre époque, celle du jour et de la nuit.
Que ce soit les sources thermales de Gourbeyre (au sud), les pentes boisées de la Soufrière, le volcan actif qui culmine à près de 1500 mètres d’altitude (au sud), le parc naturel de la Guadeloupe avec ses 300 km de sentiers pédestres (au centre), en passant par toute une panoplie de musée (café, cacao, rhum, etc.) et de jardins (botanique, de l’eau, créole, etc), Basse-Terre a quelque chose à offrir à tous.


La Désirade

La Désirade étend ses quelque 22 km2 au large de la Guadeloupe (10 km). On y accède aisément de l’île principale par bateau (30 minutes) ou par avion. Le touriste qui recherche l’ambiance effervescente des boites de nuit et les magasins à la mode risque d’être déçu : ici, tout appelle à la relaxation. En fait, on y compte peu de touristes. Ceux qui prennent la peine de s’y rendre savourent donc le bonheur du silence et profitent de plages pratiquement désertes.

 

Marie Galante

Légèrement plus éloignée que sa voisine, Marie Galante se situe à deux heures de bateaux de Grande-Terre et on y accède également par avion. L’île conserve farouchement son statu champêtre et calme : les autorités locales empêchant les stations balnéaires de se développer trop rapidement. Visiter Marie Galante, c’est tomber sous le charme d’une autre époque. Il n’est pas rare, au moment de la récolte de la canne à sucre, de voir un attelage de bœufs tirer une charrette! Les nombreuses randonnées possibles sont aussi agrémentées de la vue d’une centaine de moulins qui font tournoyer leurs ailes blanches se détachant sur un ciel bleu.


Les Saintes

Éloignée d’une dizaine de kilomètres seulement de Basse-Terre, les Saintes –qui est en fait composé de huit petites îles-, représente sans conteste un véritable paradis sur terre. Les touristes débarquent à Terre-de-Haut, l’une des deux villes habitées de l’île. On en fait le tour rapidement, à pied, mais peu importe car on y resterait bien jusqu’à la fin de nos jours. Partout où l’œil se pose, ce n’est que paysages sortis tout droit d’un recueil des plus magnifiques cartes postales : croissants de sable blanc qui se jettent dans une mer turquoise translucide, un relief doucement vallonné aux pentes verdoyantes… On est sous le charme!