La Guadeloupe est composée
de cinq îles peu distantes les unes des autres. Les deux
plus grandes, Basse Terre et Grande Terre sont séparées
par la rivière Salée. Bien qu’elles soient
si proche l’une de l’autre qu’elles «forment
un papillon vue du ciel», leur géographie est loin
d’être semblable. Les trois autres îles, plus
petites, sont situées à l’est (La Désirade),
au sud (Marie Galante) et à l’ouest (Les Saintes).
Ce
qu’il faut savoir…
-La monnaie est l’Euro
-On y parle créole et français
-La période des pluies s’échelonne de
juillet à décembre |
De
nombreux animaux vivent en Guadeloupe, mais aucun ne représente
de danger pour l’homme, si ce n’est la scolopendre,
sorte de mille-pattes dont la piqûre, quoique douloureuse,
est cependant sans danger. Outre cet insecte peu invitant, les
visiteurs ont la chance de tomber sur des iguanes, des lézards
(qui changent de couleur !), des crabes terrestres et des ragouns,
cousin du raton-laveur. On y retrouve aussi de nombreuses e
spèces
d’oiseaux exotiques, dont Grands Stern, Pipirites et Pélicans.
Mentionnons également toute la faune sous-marine, facilement
accessible pour peu qu’on porte un masque et des palmes
: murènes, barracudas, oursins, raies et autres poissons
tropicaux aux couleurs vives!
Les luxuriantes forêts tropicales de la Guadeloupe abritent
une multitude de fleurs (becs de perroquet, balisiers, alamandas),
d’arbres (cocotiers, palmiers royaux, arbres du voyageur,
palétuviers et mancenillier… un arbre potentiellement
dangereux en raison de sa sève particulièrement
acide !) et de fruits (avocats, bananes, papayes, caramboles,
goyaves, mangues…)
Aperçu historique
Les
Arawaks, puis les Caraïbes peuplent la Guadeloupe, alors
appelée «l’île aux belles eaux».
C’est Christophe Colomb qui lui donne le nom qu’on
lui connaît aujourd’hui, lorsqu’il aborde
ses côtes en 1493. Les Espagnols tentent bien d’arracher
l’île aux Caraïbes, mais la féroce tribu
cannibale les force à changer d’avis. Ce sont finalement
les Français qui, en 1635, parviennent à mater
les Caraïbes et à s’installer à leur
tour sur l’île. À cette époque débute
la culture de la canne à sucre et les Français
ont tôt fait de régler leur problème de
main d’œuvre en faisant venir des esclaves d’Afrique.
Le siècle suivant voit la France et l’Angleterre
se battre pour la Guadeloupe qui change souvent de main. La
France aura finalement gain de cause. Depuis 1946, la Guadeloupe
n’est plus une colonie, mais un département français.
Grande-Terre
Grande-Terre
(590 km2), la partie nord de l’île, est reconnue
pour ses longs rubans de plages de sable blanc qui courent le
long de ses côtes. On ne s’étonne alors pas
que les stations balnéaires – Saint-François,
Gosier et Sainte-Anne-, se soient développées
le long de ses magnifiques côtes! Si elles ne représentent
pas l’endroit idéal pour découvrir l’âme
guadeloupéen, c’est assurément le lieu par
excellence pour conjuguer vacances et fête.
Le centre de cette partie de l’île est quand à
lui tapissé de champs de canne à sucre qui bruissent
paresseusement au soleil. Ici et là, on aperçoit
des ruines de cheminées qui pointent vers le ciel, témoins
de la gloire passé de plantations qui ont jadis abondé
dans l’île.
Grande-Terre offre également aux visiteurs de nombreux
sentiers de randonnées qui débouchent bien souvent
sur des paysages à couper le souffle (La Porte d’Enfer
ou l’anse Salabouelle, prisée des surfeurs) ou
encore de petites criques fabuleuses nichées au pied
de collines verdoyantes. On propose aussi un musée d’archéologie,
la visite d’une distillerie et même des cimetières
de la région, réputés pour leurs tombes
fleuries! Enfin, les combats de coqs, populaire activité
des Guadeloupéens, se déroulent les lundis et
mardis au Pitt entre les mois de janvier et juillet.
Basse-Terre
Il
suffit de traverser un simple pont pour atteindre Basse-Terre
et ses 850 km2 de nature sauvage. Les amoureux de nature brute,
inviolée, pratiquement inchangée, débarquent
dans cette partie de l’île. Mais on peut très
bien n’y passer qu’une journée, le temps
de s’emplir la vue de petites bourgades à l’abri
du temps et de respirer à plein poumon le vent
emplis
d’embruns et de quelque chose d’autre, de plus indéfinissable,
comme une note du passé? En empruntant la route qui serpente
le long de ses côtes, on découvre des villages
de pêcheurs vivant au rythme d’une autre époque,
celle du jour et de la nuit.
Que ce soit les sources thermales de Gourbeyre (au sud), les
pentes boisées de la Soufrière, le volcan actif
qui culmine à près de 1500 mètres d’altitude
(au sud), le parc naturel de la Guadeloupe avec ses 300 km de
sentiers pédestres (au centre), en passant par toute
une panoplie de musée (café, cacao, rhum, etc.)
et de jardins (botanique, de l’eau, créole, etc),
Basse-Terre a quelque chose à offrir à tous.
La Désirade
La
Désirade étend ses quelque 22 km2 au large de
la Guadeloupe (10 km). On y accède aisément de
l’île principale par bateau (30 minutes) ou par
avion. Le touriste qui recherche l’ambiance effervescente
des boites de nuit et les magasins à la mode risque d’être
déçu : ici, tout appelle à la relaxation.
En fait, on y compte peu de touristes. Ceux qui prennent la
peine de s’y rendre savourent donc le bonheur du silence
et profitent de plages pratiquement désertes.
Marie Galante
Légèrement plus éloignée que sa
voisine, Marie Galante se situe à deux heures de bateaux
de Grande-Terre et on y accède également par avion.
L’île conserve farouchement son statu champêtre
et calme : les autorités locales empêchant les
stations balnéaires de se développer trop rapidement.
Visiter Marie Galante, c’est tomber sous le charme d’une
autre époque. Il n’est pas rare, au moment de la
récolte de la canne à sucre, de voir un attelage
de bœufs tirer une charrette! Les nombreuses randonnées
possibles sont aussi agrémentées de la vue d’une
centaine de moulins qui font tournoyer leurs ailes blanches
se détachant sur un ciel bleu.
Les Saintes
Éloignée d’une dizaine de kilomètres
seulement de Basse-Terre, les Saintes –qui est en fait
composé de huit petites îles-, représente
sans conteste un véritable paradis sur terre. Les touristes
débarquent à Terre-de-Haut, l’une des deux
villes habitées de l’île. On en fait le tour
rapidement, à pied, mais peu importe car on y resterait
bien jusqu’à la fin de nos jours. Partout où
l’œil se pose, ce n’est que paysages sortis
tout droit d’un recueil des plus magnifiques cartes postales
: croissants de sable blanc qui se jettent dans une mer turquoise
translucide, un relief doucement vallonné aux pentes
verdoyantes… On est sous le charme!