Située
à plus de 400 km du continent américain, en plein
cœur des Caraïbes, la Martinique fait partie des Petites
Antilles. Baigné d’un côté par la
mer des Caraïbes et de l’autre par l’océan
Atlantique, ce département français ne fait pas
plus de 80 km de long par 39 km de large.
Dans
la partie Nord de l’Île, la nature a raison sur
l’homme : c’est la région la plus montagneuse.
Le volcan de la Montagne Pelée y culmine à près
de 1400 mètres. L’intense forêt tropicale
qui recouvre les montagnes cache rivières et cascades
qui jaillissent jusque sur les plages de sable noir.
C’est sans doute la partie sud de l’île qui
charme les touristes puisque ses petites baies et îlots,
plages de sable blanc et cocotiers s’y trouvent à
profusion.
L’île jouit d’un climat tropical où
la température se maintient entre les 25 à 35
degrés celcius. Le taux d’humidité -80 %-,
y est toutefois très élevé.
Capitale: Fort-de-France
Population: plus de 380 000
Langue officielle: français
Groupe majoritaire: créole martiniquais
(96 %)
Groupes minoritaires: français (4%)
et créoles guadeloupéen, haïtien, guyanais,
réunionnais, etc. |
Aperçu historique
La
Martinique était à l’origine peuplée
des pacifiques indiens Arawaks puis, plus tard, par les Caraïbes
qui disséminèrent la première tribu. Christophe
Colomb remarqua l’île pour la première fois
en 1493, sans toutefois oser s’en approcher en raison
des « sauvages » inquiétant qui se trouvaient
sur la plage. C’est finalement en juin 1502 que le célèbre
voyageur se décide à y jeter l’ancre. L’effet
est immédiat : il tombe immédiatement sous le
charme de l’île.
Malgré tout, ce n’est qu’un siècle
plus tard que l’île suscite réellement l’attention
des grandes puissances de l’époque. Les Espagnols
commencent à peupler la Martinique, faisant venir de
l’Afrique, des navires chargés d’esclaves.
En 1635, la France prend possession de l’île, mais
l’Angleterre lui dispute son droit de souveraineté
si bien que l’île passe régulièrement
d’une emprise à l’autre. C’est finalement
en 1814 que la Martinique est définitivement cédée
à la France.
La force d’un
volcan
La
montagne Pelée doit son nom à un groupe de colons
qui, la première fois qu’ils l’aperçurent,
ne virent que ses flancs désolés recouverts de
lave durcie causé par une précédente éruption.
Si le volcan est aujourd’hui étroitement surveillé
par les autorités locales, les éruptions ont autrefois
durement marquées la vie autrement paisible des Martiniquais.
Le 8 mai 1902, la montagne Pelée entrait en éruption,
crachant sur les 28 000 habitants de Saint-Pierre et du Prêcheur,
des nuées de laves et de cendres. D’autres éruptions
ont ébranlé la petite communauté, de façon
plus modeste, de 1929 à 1932.
Aujourd’hui
l’ascension du volcan est très populaire auprès
des touristes et ne demande pas de préparation spéciale,
sinon d’être relativement bien en forme physique
puisqu’il faut allouer de quatre à cinq heures
pour atteindre le sommet. On emprunte habituellement le sentier
situé derrière l’Auberge de la Montagne
–d’autres chemins sont aussi possibles-, puis on
suit le sentier balisé. Celui-ci mène d’abord
le randonneur sur l’Aileron, qui culmine à 1108
mètres, puis sur le plateau des Palmistes où il
faut contourner un premier cratère volcanique. Enfin,
la dernière étape amène le marcheur au
cratère à l’origine de l’éruption
de 1902. La vue au sommet vaut grandement l’effort de
l’ascension!
Fort-de-France :
La
destruction de Saint-Pierre catapulte Fort-de-France –aujourd’hui
la capitale-, au rang de première ville en importance.
Près d’un quart de la population, soit plus de
100 000 personnes y habitent. On y retrouve l’aéroport
et un important port où les navires de croisières
viennent régulièrement mouiller. La ville offre
aux visiteurs émerveillés de nombreux marchés
colorés et très achalandés, dont les marchés
aux épices et aux poissons. Sur ces étals bigarrés
se trouvent une multitude de victuailles et d’objets artistiques–poissons
de toutes sortes, fruits tropicaux, gerbes de fleurs multicolores,
qui attirent l’œil des passants.
Certains édifices de Fort-de-France présentent
une façade peinte en trompe-l’œil ; saurez-vous
en apprécier tous les détails ? C’est également
à Fort-de-France qu’on retrouve le Fort Saint-Louis
et ses remparts.
Trois Ilets :
De
sa presqu’île, la charmante commune des Trois-Îlets,
la seconde en importance, offre une vue imprenable sur la Baie
de Fort-de-France. De nombreux monuments historiques habillent
ses rues, dont l’église Notre-Dame de la Délivrance,
qui mérite le coup d’œil. Mais l’on
retient également son parcours de golf de 18 trous –dont
on dit qu’il est l’un des plus beaux au monde-,
qui s’étend sur 63 hectares. C’est également
à Trois Ilets qu’il est possible de visiter la
maison natale de l’impératrice Joséphine
-épouse de Napoléon Bonaparte-, et transformée
en musée.
Tout près de la ville, s’étend la Pointe-du-Bout,
station balnéaire par excellence. Ce petit hameau abrite
la plupart des grands hôtels. De sa plage de l’Anse
Mitan, les voyageurs peuvent aisément s’embarquer
sur un bateau-navette qui les conduits en seulement 20 minutes
à Fort-de-France. Enfin, on propose la visite de la Maison
de la Canne, qui relate l’histoire des grandes distilleries
de l’île.
Terre et mer
Deux raisons font que les touristes choisissent la Martinique
pour y passer leurs vacances : d’abord parce que les paysages
sont dignes des plus belles cartes postales, et ensuite pour
les nombreuses activités de plein-air qu’on y pratique
–surtout dans la partie nord et est. La Martinique offre
aux randonneurs quelque 22 000 hectares de forêts sillonnés
de 31 sentiers balisés, soit 130 km de jungle tropicale
où poussent bambous géants, gommiers, lianes rampantes,
fougères et fleurs de toutes les couleurs. On y pratique
également la randonnée équestre, les promenades
en véhicule tout-terrain ou en 4 X 4 et le canyoning.
Il ne faut surtout pas manquer l’excursion
en
bateau –organisée à partir du village- jusqu’au
Diamant, avec ses 3 km de sable blanc et son impressionnant
rocher. Si ce dernier n’est aujourd’hui habité
que par des hordes d’oiseaux, il n’en fut pas toujours
le cas. En 1803, le rocher de pierre de 176 mètres de
haut dont la forme ressemble à celle d’un diamant
a abrité les garnisons britanniques !
Comme ses voisines, la Martinique offre aussi toute une gamme
de sports nautiques, allant du surf - ne manquez pas la baie
de Tartane-, à la plongée sous-marine. En plus
des dizaines de sortes de poissons tropicaux, le plongeur aura
la chance de découvrir des épaves cachées
au fond de la baie. Balayées par de forts vents, les
côtes de la Martinique sont le paradis des amateurs de
voiles de toutes sortes. Les principaux centres nautiques sont
situés au sud (Port du Marin) et à l’Ouest
(Anse Mitan/Pointe), près de la baie de Fort-de-France.
À ne pas
manquer :

C’est
à Sainte-Marie, petit village agricole, que l’on
retrouve deux des plus intéressants musées de
l’île, soit le musée du Rhum St-James et
le musée de la banane. Consacré à la plus
célèbre boisson de l’île, le premier
musée est judicieusement situé à l’intérieur
d’une distillerie toujours en action. Le second musée,
également situé sur une vraie plantation, fait
découvrir aux visiteurs l’histoire du fruit, ses
différentes variétés ainsi que les techniques
propres à sa culture.
Le musée vulcanologique, situé à Saint-Pierre,
est également un incontournable. À l’aide
d’objets, de photos et de récits, les visiteurs
apprennent tous les détails de la catastrophe qui a complètement
détruit la ville un siècle plus tôt.