Les
îles Turks et Caicos forment un archipel regroupant une
quarantaine d’îles et d’îlots dont seulement
huit sont habités : Grand Turk, Providenciales,
Salt Cay, South Caïcos,
Middle Caïcos, North Caïcos,
Parrot Cay et Pine Cay.
L’archipel est situé à près de 1000
km de Miami, à l’Est de Cuba et au Nord d’Hispanola.
Ses voisins immédiats sont les Bahamas. Les îles
sont réputées pour leurs magnifiques récifs
de coraux - qui se classent troisième au monde en importance-,
leurs plages de sable fin et leur mer turquoise translucide.
Un
profond passage sépare les îles Turks (à
l’Est) des îles Caîcos (à l’Ouest).
La population de toutes les îles réunies tourne
autour des 25 000 habitants et l’économie est basée
sur le tourisme. 80 % d’entre eux habitent sur Providenciales
et plus de la moitié des résidants sont des immigrants.
Les îles possèdent un relief plutôt plat,
qui varie des arides dunes de sables aux abondantes végétations
vertes.
La majorité des îles ne sont
situées qu’à quelques minutes de vol de
Providenciales et la plupart peuvent aussi être atteintes
par bateau ou par traversier. Les compagnies aériennes
desservent régulièrement Providenciales, Grand
Turk, Middle Caicos, North Caicos, South Caicos et Salt Cay.
Un peu d’histoire
Ce sont les pacifiques indiens Arawaks qui ont d’abord
peuplé l’archipel. Disparus, ils ont été
remplacés par une autre tribu, les « Lucayans »,
qui ont à leur tour été disséminés
par les mauvais traitements et les maladies apportées
par les Espagnols au 16e siècle. Le siècle suivant
voit arriver dans les îles les premiers colons bermudiens
qui s’établissent sur Grand Turk, Salt Cay et South
Caicos.
L’archipel est tour à tour passé aux mains
des Espagnols, des Français et des anglais avant de faire
partie des colonies Bermudiennes. Elle est par la suite annexée
à la Jamaïque jusqu’à l’indépendance
de cette dernière, en 1962. Turks et Caicos se rapprochent
ensuite des Bahamas, puis redeviennent finalement une colonie
britannique.
Îles importantes
Providenciales
Providenciales
est l’île la plus connue et la plus développée
de tout l’archipel. Elle est bordée de magnifiques
plages de sable blanc et d’une mer turquoise. L’Ouest
de l’île abrite toutes les commodités d’une
grande ville : supermarchés et hôtels, de même
qu’un casino et un club de golf. Malgré tout, Providenciales
est loin du tourbillon des grandes métropoles -elle ne
compte que 6000 habitants, après tout! – et demeure
l’une des destinations privilégiées pour
oublier son stress quotidien.
Providenciales possède la plus grande proportion de résidents
étrangers : Haïtiens, Dominicains, Français,
Canadiens, Allemands et Américains y ont élu domicile.
Les plus belles plages de l’île (20 km), tout comme
les superbes récifs coralliens qui font la fierté
des habitants, se situent sur la côte nord, tout
près
de Grace Bay. La vie sous-marine diversifiée de la baie
et la limpidité de l’eau est très populaire
auprès des plongeurs. On y pratique également
plusieurs autres sports nautiques, incluant la pêche en
haute mer. Au sud de l’île, le visiteur découvre
Chalk Sound, un immense lagon à l’eau turquoise
parsemé de petits bancs de sable comme des dizaines d’îles.
Un parc marin et un Centre d’interprétation de
la vie marine se trouvent également sur l’île.
L’une des principales attractions consiste par ailleurs
à visiter Caicos Conch Farm, un centre d’élevage
de conques unique au monde. Ces mollusques à la chair
succulente y sont élevés à partir du stade
«d’œuf» jusqu’à l’âge
adulte, c’est-à-dire quatre ans plus tard.
Les origines de Blue Hills, l’un
des plus importants villages de l’île, se perdent
dans la rumeur. On dit que la ville a été construite
par des marins dont les bateaux s’étaient brisés
contre les récifs. Les naufragés, du haut d’une
colline, envoyaient des signaux lumineux aux autres bateaux
qui méprenaient les appels à l’aide pour
les lueurs d’un phare. Ces derniers s’échouaient
à leur tour en tentant de s’approcher de l’île.
Au sommet d’une colline tout près de Chalk Sound
et Sapodilla Bay, on peut toujours lire, gravés dans
la pierre, des messages laissés par les marins qui ont
échoué sur l’île.
Grand Turk
Capitale
du pays, Grand Turk, et sa principale ville Cockbum Town, abrite
de nombreux édifices et ruines historiques de l’époque
coloniale qui valent à eux seuls le détour. Avec
plus de 3700 habitants, Grand Turk est la seconde plus importante
île du pays en fait de population. Sa principale attraction
est sans conteste la plongée, mais pendant la saison
d’observation des baleines, il n’est pas rare non
plus d’apercevoir l’un de ces gigantesques animaux
venir respirer à la surface à la surface.
Cockbum Town est le centre culturel et historique du pays. On
affirme que c’est sur cette île de l’archipel
que Christophe Colomb s’est arrêté lors de
son voyage de découverte du Nouveau Monde en 1492. Les
rues Duke et Font abritent des maisons à l’architecture
bermudienne de l’époque de la récolte du
sel (18e et 19e siècles). Deux de ces édifices
sont aujourd’hui transformés en hôtels pour
les touristes alors que d’autres logent des bureaux du
gouvernement, l’église, la bibliothèque
municipale et des résidences privées.
C’est
également à Cockbum Town que l’on retrouve
le musée national Turks et Caicos. L’exposition
principale relate l’histoire du « Molasses Reef
Wreck », la plus ancienne épave de navire européen
découverte dans l’hémisphère Ouest.
On estime qu’elle date du début du 16e siècle.
Outre la plongée, l’une des attractions populaire
consiste à faire une excursion sur l’île
voisine inhabitée, Gibbs Cay, ou les visiteurs peuvent
entre autres nourrir les raies à quelques mètres
seulement de la plage.
La plongée
Les
Îles Turquoises, avec son eau complètement transparente
–jusqu’à 200 pieds de profondeur !- possèdent
le troisième plus important récif corallien au
monde, ce qui en fait une destination privilégiée
des plongeurs de tout acabit. Le récif est relativement
près de la plage et est donc facile d’accès.
Sa flore et sa faune tropicale sont abondantes, très
diversifiées et colorées. Les plongeurs peuvent
aisément admirer à la fois les éponges
et les coraux, les tortues marines, les aigles raies, les requins
de récifs ou les requins marteaux, les crabes, les pieuvres,
et les
coquillages
de toutes sortes sans oublier, bien sûr, la multitude
de poissons de toutes les couleurs.
Un peu plus loin, les plongeurs peuvent contempler les nombreuses
épaves – certaines plus anciennes que d’autres-
qui se sont un jour brisées contre ces mêmes récifs.
Enfin, la température tropicale en fait une activité
qui peut se pratiquer à l’année, puisqu’en
été l’eau se situe entre 82 et 84 fahrenheit
à la surface et en hiver, entre 74 et 78 degrés.
L’endroit est également réputé pour
ses nombreux dauphins qui nagent fréquemment jusqu’à
la plage et ses quelque 2500 baleines, qui elles préfèrent
les profondeurs du Canal.
Des aires protégées
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Les
îles Turks et Caicos tiennent à leur archipel
et le gouvernement a travaillé fort pour la protection
de l’environnement.
Plusieurs îles, comme Little Water Cay et Great
Sans Cay, sont classées Parc National et donc protégée.
Des animaux tels l’iguane, en danger d’extinction,
peuvent donc y vivre en toute tranquillité, à
l’abri des humains.
Depuis 1992, le gouvernement des îles a classé
33 aires spécifiques protégées dont
des réserves naturelles, des lieux de reproduction
(des tortues marines, par exemple), des sites historiques
et patrimoniaux, le tout totalisant plus de 520 km carrés. |
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Turks et Caïcos,
nouvelle province canadienne ?
Le gouvernement canadien jongle depuis une trentaine d’années
avec l’idée d’annexer l’archipel des
Caraïbes au Canada. On proposait aux canadiens de voyager
dans les îles Turks et Caicos en dépendant leurs
dollars canadiens, alors que les habitants profiteraient de
tous les avantages de se voir annexer à une puissance
mondiale. À la fin des années 80, une étude
du ministère des Affaires étrangères du
Canada est toutefois venue mettre le ho-là au projet
: selon les résultats, une annexion aurait pu provoquer
des tensions raciales entre les deux pays et aurait été
onéreuse pour le peu d’effets bénéfiques
qu’elle aurait apporté au Canada. Pour le moment,
l’archipel conserve donc son statut de colonie britannique.