17 mars 2004

Cuba – Les résidences de Fidel Castro : du berceau à sa vie de jeune adulte. ( suite et fin)
La chambre des parents
de Fidel Castro
Au pied d’un lit de fer bien étroit pour des ébats passionnés, on a disposé le berceau où Fidel et ses frères et sœurs ont poussé leurs premiers braillements. En bas, on visite le salon, où trône un poste de télévision de 1950,
Chambre et lit de Fidel Castro
la chambre que le chef de la révolution cubaine partageait avec ses frères Ramon et Raoul, la cuisine, les latrines, la grande salle à manger et le bureau aménagé dans une aile de la résidence, où les 400 employés du domaine venaient toucher leur paie, tous les samedis soirs.

Tout est dans le même état que dans les années quarante, à l’exception du bureau qui a été transformé en galerie de photos. Sur les clichés d’époque, on peut voir don Angel poser aux côtés de son épouse, Lina Ruz, une femme au visage asymétrique dévoré par de grands yeux noirs, née dans une famille d’immigrés des Canaries qui s’étaient installés dans la province de Pinar del Rio, à l’autre bout de l’île.

La maison de la famille Castro
Tous deux ont le visage fermé des paysans qui savent que la vie n’est pas une partie de plaisir. De toutes les photos - la maison et le domaine à différentes époques, des membres de la familles, seuls ou rassemblés – La maison de la famille Castro la plus intéressante est sans doute celle du jeune Fidel croqué pendant une partie de chasse, en compagnie de son chien, Napoléon, un pointer de belle race. Il a 17 ans, le regard rieur et ouvert de quelqu’un que les problèmes sociaux ne préoccupent pas encore et il émerge d’un bouquet de broussaille, un grand fusil à la main. C’était en 1943. Il était étudiant à Santiago, à 102 kilomètres de là, et il ne revenait que pendant les vacances. On visite encore l’hôtel qui servait d’étape aux voyageurs de commerce, le bar La Paloma, le magasin et, même l’« École mixte rurale no 15 » où enseignait une institutrice payée par le propriétaire terrien. Tous ces bâtiments appartenaient à Don Angel qui régnait en patriarche sur la communauté. Il avait également fait construire pour Fidel une résidence à un jet de pierre de la maison familiale, car il comptait bien le voir revenir s’installer à Biràn où, comme avocat, il pourrait s’occuper de défendre les intérêts de la famille. Le destin en a décidé autrement.