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16 juillet 2004
| Les Iles de la Madeleine, un parfum d’exotisme | ||||
| -par Lise Giguère | ||||
Ce dernier n’est certes pas étranger au fait que les Iles ont longtemps vécu en vase clos, les naufrages et le commerce maritime constituant le seul échange des Madelinots avec le reste du monde. Peuple de la mer, provenant d’Acadie, d’Irlande ou descendants de naufragés, ils ont su tirer parti de cet environnement tout à la fois austère et généreux. C’est par la pêche qu’ils ont survécu. Encore aujourd’hui, elle demeure la première activité économique de l’île, avant le tourisme. Pour le visiteur, la pêche est un sujet de curiosité, un motif d’excursion, une excuse pour se promener sur les quais à l’arrivée des bateaux ou, mieux encore, l’occasion de se lécher les babines des délices marins offerts au menu des bonnes tables, mais pour le Madelinot c’est sa vie. Encore aujourd’hui, 70 % du homard pêché dans la province vient des Iles. Croissant d’îles
Deux autres îles de superficie importante, l’Ile d’Entrée et l’Ile Brion viennent s’y greffer. La première dont le paysage rappelle l’Ecosse où l’Irlande, avec ses collines chauves et ses sentiers, ne compte qu’une quarantaine de maisons habitées par 13 familles (130 personnes en été et100 en hiver). La visiter (de nombreuses excursions permettent de s’y rendre) et découvrir la vie de ce petit groupe d’insulaires isolés qui vivent à 99% de la pêche, c’est comme faire un bond dans le passé des Madelinots. La seconde, L’Ile Brion, habitée durant un siècle par quelques familles et maintenant déserte, sert de réserve écologique et, de par sa grande diversité, se veut le témoignage de l’état primitif des Iles et un haut lieu de l’ornithologie (on peut y observer environ 200 espèces d’oiseaux). Difficilement accessible, il faut compter sur la bonne volonté de Dame Nature pour profiter des excursions offertes. D’autres petites îles et îlots complètement le tableau : le Rocher aux oiseaux, l’Ile aux loups-marins, l’Ile aux cochons, le Rocher du corps mort et quelques autres. Un doux climat
Les Iles en septembre, avec la lumière qui enveloppe le paysage d’une belle couleur fauve, c’est un avant-goût du paradis. La température douce et ensoleillée de l’été s’y prolonge jusqu’à la fin septembre tandis que la température de l’eau, dans les lagunes et les baies, varie entre 17C et 21C. On dit que c’est l’eau la plus chaude au nord de la Caroline. Le fait que l’archipel soit situé sur de hauts fonds contribue à la réchauffer. Dangereuses et fragiles !
Il est donc fortement recommandé à tous les touristes qui arrivent aux îles de la Madeleine, mais encore plus particulièrement à ceux qui s’y rendent en automne, d’arrêter au bureau d’information afin de connaître les dangers reliés aux courants marins et aux falaises friables et d’apprendre les précautions pour préserver les dunes fragiles si essentielles au maintien de l’équilibre écologique et de la beauté de l’archipel. On peut également s’informer avant le départ www.tourismeilesdelamadeleine.com. Tel : 1877-624-4437 ou 418-986-2245
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