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09 juillet 2004
| La magie du Nouveau Brunswick | |||||
| -par Lise Giguère | |||||
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Il suffit d’une seule petite semaine de vacances au Nouveau-Brunswick et nous voilà accro. On ne rêve plus que d’y retourner. Mais à quoi tient donc ce sortilège ?
Chaque année, des milliers de Québécois prennent
la direction de la plus grande des trois provinces maritimes. On y va
surtout pour ses plages sablonneuses dont la plus populaire, demeure la
plage Perlee de Shédiac où, par temps chaud, quelque 35
000 baigneurs peuvent s’abandonner à la bronzette ou se prélasser
dans ses eaux dont on dit qu’elles sont les plus chaudes au nord
de la Virginie (certaines peuvent atteindre jusqu’à 30C).
Avec eux, pas de chichis, les touristes sont des amis en devenir. En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, nous voilà avec quelques adresses et beaucoup de promesses : Si on passe par votre coin de pays, on ira vous dire un p’tit bonjour et si de vot’ côté vous revenez par icitte, faites de même ! Cette chaleur sincère pénètre le cœur et enclenche le processus de séduction. Trop tard, on est ensorcelés ! Il faut bien avouer que l’accent chantant y est pour quelque chose. Quelle musique à nos oreilles ! Tant à voir Et plus on parle avec les gens du coin, plus on découvre tous les trésors que cache ce coin des Maritimes. Tout d’abord, le Pays de la Sagouine (www.sagouine.com), sur l’île-aux-Puces, qu’on atteint en franchissant une passerelle de 300 mètres. Comment croire qu’autrefois, ce village-théâtre où vivent les savoureux personnages nés de la plume d’Antonine Maillet, n’était qu’un pâturage où les fermiers faisaient brouter leurs bêtes ?
Autre bond dans le passé, le Village Historique Acadien (www.villagehistoriqueacadien.com)
qui, chaque année, invite quelque 90 000 à entrer dans ce
mode de vie ancestral. Quel souci d’authenticité ! Ce dernier
leur a d’ailleurs valu le prix Phoenix, en 1996. Il faut y prendre
son temps, bien observer tous les détails, s’entretenir avec
les animateurs et pourquoi pas se réserver une nuit au Château
Albert, un hôtel datant de 1907 situé sur le site. Quelle
expérience ! Imaginez un peu : pas d’auto (on vous y conduit
dans une automobile d’époque), pas d’ascenseur, pas
de télé, pas de téléphone, pas d’ordinateur….
Oui, oui, il y a l’électricité, mais c’est tout
juste !
Après un tel spectacle, on a le cœur à la romance et on n’a surtout pas envie d’avaler des kilomètres de route. C’est le moment rêvé de dormir à l’Auberge du Vieux Presbytère de Bouctouche (www.sn2000.nb.ca). Situé au bord de l’eau, sur un immense terrain fleuri qui jouxte le cimetière, l’endroit a su conserver son calme et toute la majesté du lieu. Bien entendu, la vie maritime est omniprésente au Nouveau-Brunswick et pour en apprendre davantage sur la pêche, un arrêt au Centre marin de Shippigan ravira petits et grands qui y découvriront les différentes espèces vivant dans le golfe, pourront caresser une étoile de mer ou même observer un homard bleu. Oui, bleu et bien vivant ! Comment un homard devient-il bleu ? Voilà une question à poser au capitaine Éric Leblanc, des Croisières de la baie de Shédiac (www.lobstertales.net). Avec lui, crabes et homards voient leurs secrets dévoilés. En plus, les participants à sa croisière bénéficient d’un cours sur l’art de décortiquer et de manger le homard. Pourriez-vous croire que les vrais experts n’ont aucun besoin d’ustensiles pour dévorer ce crustacé ? Et ils n’en perdent pas une miette ! Une croisière à faire au début du séjour finalement. Ça permettra de se régaler (en experts) de bons homards frais tous les jours que dureront les vacances et même au retour! NOTE |