02 avril 2004

King Pacific Lodge: Villégiature grandeur nature
( suite et fin du reportage)
- par Judi Lees

Les hôtes arrivent de Prince Rupert en hydravion. D'un décorateur-ensemblier de Vancouver en quête de repos à un couple de nouveaux mariés de Hong-Kong en lune de miel, le groupe de neuf villégiateurs dont je fais partie est plutôt éclectique. C'est sûrement l'environnement, combinaison magique de nature sauvage et d'élégance, qui a créé un lien instantané entre nous.

Lorsque nous nous retrouvions pour des activités en plein air, des tournois amicaux dans la salle de récréation ou pour lézarder en fin de journée, nous avions l'étrange impression de nous connaître depuis toujours. Chaque journée recelait une nouvelle aventure que nous revivions le soir en la racontant à nos nouveaux amis.

À proximité du King Pacific Lodge, il est possible d’admirer de splendides paysages en kayak.

Le premier matin, six d'entre nous sommes partis en kayak sur des cours d'eau que nous avions l'impression d'être les premiers à découvrir. Appréciant le silence environnant, nous plongions nos rames dans l'eau, émus par la douce tranquillité des lieux.


Le lendemain, nous sommes partis en excursion à bord du Commander, un navire de dix mètres, vers la plage Wolf Track dans l'île Campania. N'eût été de la forêt broussailleuse et des pics en toile de fond, nous aurions pu nous croire dans les Caraïbes tant le sable était blond et les eaux, pervenche. «Wow!», s'exclama Susan, un médecin du Nouveau-Brunswick. «Ce coin du monde peut rivaliser avec les plus beaux panoramas de la planète.»

Une vue de l’environnement immédiat du King Pacific Lodge, au milieu des lacs et des montagnes de la région.
Accompagnés d'un guide, six d'entre nous sommes partis, une journée durant, en randonnée et en kayak. Nous avons pagayé le long du McMicking Inlet, nous réjouissant de la présence de canards histrions, d'aigles, de phoques et d'otaries qui nous remarquèrent à peine. Ensuite nous sommes montés pour admirer le panorama. Lorsque qu'un immense paquebot a glissé dans le paysage en direction d'un chenal tout près, nous avons grogné à l'unisson.

Trois d'entre nous sommes aussi partis avec Carl Healy, de Lakelse Air Helicopters. Ce pilote adore son travail, qui consiste à montrer aux visiteurs quelques-uns des plus beaux paysages de la planète, du haut des airs. Tout le temps qu'a duré le vol, nous n'avons cessé de pousser des exclamations, une réaction typique, semble-t-il.

Évidemment nous sommes tous allés à la pêche. Même Madeline et moi, novices toutes les deux, avons attrapé du saumon. J'ai finalement compris le côté zen de ce sport: des heures d'ennui couronnées par 15 minutes exaltantes alors qu'on tente de s'agripper à un poisson de 12 kilos. Les nouveaux mariés ont réussi un coup double, attrapant simultanément un gros saumon royal. Nous leur avons souhaité bonne chance en soulignant qu'ils connaîtraient peu de moments aussi magiques...